J'ai lu : Deux secondes en moins, de Nancy Guilbert & Marie Colot

Bonjour les amis !!

Aujourd'hui je reprends les anciennes habitudes et je me remets à vous parler de mes lectures par écrit. Je suis toujours à la recherche d'une solution pérenne qui me permette de partager simplement, mais surtout de me souvenir, non seulement de mes lectures mais aussi de ma petite vie en général. Gageons que ce blog puisse tenir ce double rôle, et surtout que je parvienne à me tenir à la bonne habitude de l'alimenter régulièrement. 

Je vous parle aujourd'hui du roman "Deux secondes en moins", dont je vous ai déjà parlé sur ma page facebook. Je garderai un excellent souvenir de cette lecture.

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Deux secondes en moins, Marie Colot et Nancy Guilbert
Editions Magnard
303 pages – sortie février 2018
lu dans le cadre d'un partenariat avec Nancy Guilbert (que je remercie chaleureusement)

L’H I S T O I R E

Deux lycéens racontent l’impensable, le drame, la révolte, dans un roman puissant et rempli d’espoir.
Depuis qu'un accident de voiture l’a complètement défiguré, Igor se mure dans le silence. Sa rancune envers son père, responsable de l'accident, est immense, comme sa solitude.
Rhéa sombre dans le chagrin après le suicide de son petit ami. Encore sous le choc, elle ne sait plus à qui ni à quoi se raccrocher dans la ville où elle vient d'emménager.
Pour l'un et l'autre, tout s'est joué à deux secondes. Deux secondes qui auraient pu tout changer...
Et pourtant, Igor et Rhéa reprennent jour après jour goût à la vie en se raccrochant à la musique. Une fantaisie de Schubert et un professeur de piano pas comme les autres vont les réunir et les mener sur un chemin inespéré.
Un roman bouleversant, où un perroquet, le "thé des Sages", l'amitié et les mots apportent une douceur salutaire.

M O N   A V I S

Un roman à 4 mains, d'une douceur et d'une pudeur que j'ai largement appréciées s'agissant de l’histoire difficile et poignante de deux adolescents qui doivent reprendre goût à la vie alors que celle ci ne leur a pas fait de cadeaux. Ce roman porte la musique comme un moyen de survie, et nous offre une leçon d'optimisme et de courage, tout en finesse. A lire d'urgence qu'on soit ado ou adulte...

J’ai découvert ce roman lors du salon Les Mines Noires, le 11 février dernier. Nancy Guilbert, une nana toute douce et adorable, m’a parlé avec beaucoup d’émotion du roman qu’elle a écrit avec Marie Colot, et notre conversation m’a donné très envie de le découvrir.

Il existe beaucoup d’écrits sur le mal-être adolescent, mais celui-ci m’a particulièrement intriguée parce qu’il place la musique au centre de l’histoire, comme un réel moyen de survie pour Igor et Rhéa qui vont se rencontrer, apprendre à se connaître et se rapprocher grâce à leur passion commune pour la musique. A se reconcilier avec l’Autre mais aussi et surtout avec eux même.  Et j’ai bien senti, à la manière dont Nancy me présentait ce roman, qu’il avait quelque chose de plus. Que les auteurs y avaient mis beaucoup d’elles mêmes. Et qu’il y avait une large place à la pudeur et au respect dans leur histoire. Il est notamment question de Rhéa, dévastée suite au suicide de son petit ami Alex, qui a décidé de mourir alors que rien ne laissait présager son geste… C’est malheureusement un sujet d’actualité, et il fallait être extrêmement prudent en traitant le sujet, afin de respecter le chagrin de toutes les personnes qui ont été un jour frappées par ce drame.

Je me suis ruée sur le roman en rentrant du salon, et j’ai été complètement emportée par ma lecture. Je pense sincèrement qu’on peut apprécier ce récit qu’on soit ado ou adulte, car il parlera au cœur de chacun. Sans pathos, sans passages « tire larmes », avec beaucoup de justesse et de pudeur, les auteurs nous offrent un élan d’optimisme et de courage. Dans le respect de la douleur, tant de leurs personnages principaux que de leurs proches, victimes collatérales,  on parle ici de la culpabilité, de la colère, du chagrin, et aussi et surtout d’apprendre à aimer la vie malgré tout et à continuer… malgré les épreuves.

Il n’est pas question de romance à deux balles entre deux ados en pleine débine: pas du tout !

C’est avant tout une belle amitié salutaire qui va naître entre Igor et Rhéa et leur permettre de faire quelques pas sur le dur chemin de la reconstruction après un traumatisme.

Il y a peu de personnages dans ce roman. Mais Fred, le prof de musique, est inoubliable. Tel un ange gardien, il va veiller sur Rhéa et sur Igor, les encourager à trouver le réconfort dans la musique, et permettre leur belle rencontre. Au fil des pages, on apprend à connaître Fred et son histoire. Lui aussi, il s’en est pris plein la tronche. Lui aussi a souffert, lui aussi a touché le fond. Mais il a su revenir à la vie. C’est un personnage qui m’a énormément touchée et qui donne tellement d’espoir !

Loin d’être un tire larmes, cette histoire déborde de joie, d’optimisme. Même si certains passages sont très poignants, j’ai passé la plupart de ma lecture à sourire. C’est un récit plein de tendresse et d’humour. On a envie que Rhéa et Igor retrouvent le bonheur, on a envie de les aider, de les réconforter. Et on est heureux quand ils le sont, leur enthousiasme est contagieux.

Et puis surtout, j’ai découvert tellement de nouvelles musiques dans ce livre…La musique est quasiment un personnage à part entière de cette histoire. J’ai écouté en boucle la fantaisie en la majeur de Schubert, mais aussi Satie, Chopin, Coldplay. J’ai découvert aussi un magnifique texte de Grand Corps Malade, très poignant. J’adore les livres qui ouvert de nouveaux horizons culturels. Je déplore souvent de ne rien y connaître en musique classique, mais indéniablement, ce roman m’a permis de m’approprier certains morceaux et ceux-ci figurent maintenant dans ma playlist !

Je vous conseille vraiment de découvrir cette pépite, et je remercie vivement Nancy Guilbert pour sa confiance. J’espère vous revoir très vite, et avoir la chance de rencontrer Marie Colot pour en discuter !



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