mercredi 29 octobre 2014

Nostalgie, quand tu nous tues, de Rodolphe Fontaine (roman policier)

Nostalgie, quand tu nous tues 
Rodolphe Fontaine  


 mars 2012

Editions Les 2 Encres
roman policier
227 pages

lu en août 2014

Acheté 19 euros sur amazon




Quatrième de couverture


Lorsqu'un corps est retrouvé sans vie à Rouen, au pied du pont Flaubert,
 le commandant de police Marius Korda est persuadé d'une chose: 
il a déjà croisé la victime lorsqu'il était en compagnie de son meilleur ami, Hippolyte Delyon.
Alors que l'enquête n'en est qu'à ses balbutiements, 
un nouveau meurtre est commis 
et les deux amis se rendent compte que le passé des victimes est lié au leur.

Peu à l'aise dans cette affaire, Marius n'hésite pas à mandater Hyppolyte pour mener des investigations non officielles.
Mais le résultat de ces dernières pose un véritable problème: 
celui par qui les crimes sont perpétrés 
semble être la première victime de cette série de meurtres...

Mon avis: 

D'ores et déjà, je tiens à préciser que j'ai découvert Rodolphe Fontaine via facebook. Et puisque le débat de la publicité abusive des auteurs sur les murs des blogueurs revient souvent sur le tapis, je pense qu'il est important que je le précise. 

Oui mes amis ! Il est possible de faire de belles découvertes littéraires à travers les réseaux sociaux, à condition que les gens se montrent intelligents et respectueux. 

Moi aussi, alors que je ne me considère vraiment pas comme une bloggueuse influante, j'ai reçu de multiples invitations à aimer des livres, certaines frôlant parfois les règles élémentaires de la politesse. Mais il ne faut pas mettre tout les auteurs dans le même sac.

Rodolphe Fontaine est un type discret et classe, je n'ai pas reçu de "pub" grossière de sa part m'invitant à aller lire ses écrits. 

Ses statuts sont souvent plein d'humour, il livre tantôt ses réflexions sur son travail d'écriture, tantôt il partage ses humeurs musicales et ses goûts musicaux se rapprochant bien souvent des miens, j'ai eu envie de m'intéresser à son travail. C'est ainsi que j'ai commandé "Nostalgie quand tu nous tues", que je l'ai lu en un après-midi à l'occasion du dernier challenge Week-end à mille, et que j'ai été enchantée de lui avoir donné sa chance. 

Il s'agit d'un roman policier. Mais on sent chez cet auteur un véritable travail d'écriture, un style très personnel, qui m'a beaucoup plu. Bien souvent, dans les thrillers sanguinaires que je lis, je tourne les pages avec avidité sans me soucier de la plume. Sur ce point, je dois dire que "Nostalgie quand tu nous tues" sort du lot, car autant l'intrigue est intéressante en elle-même, autant j'ai apprécie le style littéraire de l'auteur.  En fait, cette lecture m'a oxygénée et reposée autant qu'elle m'a intéressée et intriguée.

Comme le promet le 4ème de couverture, nous allons faire la connaissance de deux vieux amis, différents mais attachants chacun à leur façon, qui vont se retrouver au centre d'une série de meurtres qui semblent liés à leur passé commun. Marius, commandant de police, est un homme "brut de décoffrage" mais derrière son aspect un peu rude se cache un coeur blessé. Hippolyte, écrivain en recherche permanente d'inspiration, est un doux rêveur. Son quotidien est très différent de celui de son ami flic: il semble vivre hors du temps, à l'abri des contraintes matérielles, et sa vie est rythmée par son travail d'écriture. J'ai été émue par ces deux personnages, qui tout en étant différents, sont des hommes encrés dans une solitude pesante, des hommes sensibles, en quête d'amour idéal. 

Rodolphe Fontaine aborde dans ce livre un sujet d'actualité : les réseaux sociaux qui nous permettent de retrouver nos "vieilles connaissances" perdues de vue depuis des années, du type "copains d'avant" etc. Je me suis beaucoup retrouvée dans ses réflexions. Et puis j'ai été touchée par Hippolyte, qui retrouve via un site de ce type, une fille dont il était amoureux au lycée et qui lui propose de se revoir: il l'idéalise complètement, malgré les années qui ont passé... c'est drôle et émouvant à la fois!

On ressent chez cet auteur une culture littéraire présente dans ses écrits à travers de multiples citations d'auteurs qui ponctuent le récit.  Hippolyte, étant écrivain, l'auteur nous livre, à travers les pensées de son personnage, ses réflexions sur le travail d'écriture et sur la vie d'écrivain en général.

J'ai également beaucoup apprécié les références musicales qui jalonnent le texte, d'autant que les morceaux composant la bande originale de ce livre figurent parmi mes propres classiques du genre (the Cranberries, Franck Sinatra, David Bowie...). Il ne m'en fallait pas plus pour faire de moi une lectrice conquise !

Quant à l'intrigue, elle est racontée intelligemment, avec un rythme qui augmente crescendo vers un final auquel je ne m'attendais pas du tout et qui est très cohérent avec l'ensemble des pistes semées à travers les chapitres.

Ce que je retiendrai de ce livre : 

Un polar efficace et original, un style d'écriture travaillé, des personnages attachants et réalistes. 
Une promesse de qualité qui m'encourage à suivre les prochains écrits de cet auteur. 

1 commentaire:

  1. Le thème des réseaux sociaux me fait penser à la nouvelle érotique que j'ai présentée il y a peu sur la chaîne. J'aime beaucoup ce sujet qui forcément nous parle.
    Ce que je retiens de ta chronique, c'est qu'il faudrait que je teste à mon tour lorsque le plus gros de ma PAL sera évincé bien sûr.
    Je trouve cela important de soutenir des auteurs moins "connus" sur la blogo et de permettre aux gens de les découvrir au lieu de revendiquer un titre que tout le monde connait déjà.. Ok la Caro rebelle revient LOL!
    Bisous.

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