jeudi 23 octobre 2014

La Passe Miroir: livre 1 les Fiancés de l'Hiver, de Christelle Dabos (fantasy)

La Passe Miroir
Tome 1: les Fiancés de l'hiver 

Auteur: Christelle Dabos

Année de parution:
Editions:
Genre: fantasy
lu en octobre 2014
Acheté sur google store 

Lecture commune avec Clélia 
sa chaine youtube: ici


ma note:  5 sur 5
(coup de coeur)

Quatrième de couverture


Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers:
elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs.
Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima, quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons.
La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle.
A quelle fin a-t-elle été choisie?
Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité?
Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel. 

Mon avis: 

Il y a des livres qui vous plaisent tellement qu'une fois terminés, vous êtes à court de mots pour décrire le plaisir que vous avez ressenti. 
Des livres qui vous marquent au fer rouge, tant vous vous y êtes immergés.
Des personnages qui vous semblent totalement familiers, comme si vous les connaissiez vraiment, tant ils sont finement décrits par leur auteur.
Ce livre fait partie de ces "pépites" et je suis ultra ravie de l'avoir découvert !

J'aurais facilement pu passer complètement à côté si mes amis de la collaboration A Livre Ouvert (Manu, Sarah, Virginie, Anne Sophie, Madelyne, etc etc) ne m'avaient pas fortement encouragée à le lire. A vrai dire, c'est en échangeant ensemble notre peine d'avoir perdu notre amie Juline que nous en sommes venus à évoquer ce livre, qui figurait parmi les préférés de Juju, et c'est ainsi que Clélia et moi avons décidé de nous lancer dans sa découverte. 

Vous le savez sûrement si vous me connaissez dans la "vraie" vie ou si vous lisez mon blog, je suis habituée à des lectures adultes, encrées dans la réalité, voir même dans des ambiances carrément glauques. La fantasy n'est donc pas mon genre de prédilection, et pourtant, j'ai trouvé dans Les Fiancés de l'Hiver tous les ingrédients nécessaires pour en faire un excellent moment de lecture. 

D'abord, la plume de Christelle Dabos est enchanteresse. L'auteur manie les mots avec habileté, son récit est fluide et facile à comprendre, malgré une recherche lexicale approfondie. Je salue le travail de l'auteur car à aucun moment je n'ai eu l'impression d'être dans un roman "jeunesse" et mon appétit de lectrice exigeante a été largement satisfait.

Je tiens également à rendre hommage à l'imagination de l'auteur, qui nous plonge dans un monde totalement fantastique, cohérent, qui obéit à ses propres règles et surtout où la magie règne en maître.

Sans vouloir vous spoiler,  l'histoire commence sur l'Arche d'Anima où a grandi l'héroïne, Ophélie, qui vit avec sa famille. Anima répond à un système matriarcal où les femmes détiennent le pouvoir. La mère d'Ophélie est le chef de famille, et c'est en accord avec "les Doyennes" (sorte de conseil supérieur, on a peu de détails sur cette institution) qu'elle a arrangé le mariage de sa fille avec Thorn, issu d'un clan de redoutables chasseurs, les Dragons. Sur Anima, les gens ont des pouvoirs magiques. Le pouvoir d'Ophélie est de savoir lire le passé des objets (elle en a fait son métier), et également de passer à travers les miroirs (ce dont elle se sert pour échapper aux situations délicates). Ophélie est entourée de personnes vives et chaleureuses (ses parents, son oncle et sa tante Roselyne, sa soeur, son frère...). C'est une jeune fille solitaire et timide, à laquelle je me suis attachée immédiatement. Imaginez un peu: elle porte une écharpe animée, tel un chat qui se serait lové autour de son cou!

Les fiancés de l'hiver, c'est avant tout l'histoire d'un déracinement, puisque du fait de ses fiançailles forcées, Ophélie est contrainte de quitter du jour au lendemain et définitivement son pays natal pour aller vivre sur la Citacielle, une gigantesque ville flottante (Cf. la couverture absolument incroyable !)

Passée la douleur de devoir quitter les siens, Ophélie va se retrouver sous la coupole d'un fiancé tellement froid, renfermé et distant qu'il en est effrayant. Pour la jeune femme, c'est un véritable choc des cultures ! Il sera d'autant plus difficile pour Ophélie de se plier aux ordres de son futur époux et aux règles de sa famille qu'elle est issue d'un clan au sein duquel le pouvoir appartient aux femmes. L'enjeu pour notre héroïne sera donc de parvenir à s'affirmer et à faire preuve de courage, là où les dictats lui imposent de vivre dans l'ombre de son futur époux.

Thorn et Ophélie sont deux êtres que tout oppose mais qui, finalement présentent de nombreux points communs dont le principal est de n'être absolument pas doué pour la communication. J'ai apprécié de découvrir comment leur relation allait évoluer, et surtout, le fait que l'histoire ne se base pas du tout autour de la romance à proprement parler.

Si j'ai trouvé le personnage d'Ophélie attachant et courageux malgré sa timidité paralysante et son mutisme (parfois pas volontaire d'ailleurs...), LE personnage de cette oeuvre est indéniablement le fiancé, Thorn. On en sait finalement assez peu sur lui, jusqu'aux dernières pages où on en apprendra un peu plus sur son histoire. Il n'a clairement rien pour plaire: l'auteur nous dit qu'il ressemble à un faucon, qu'il est très grand (alors qu'Ophélie est toute petite), et surtout, c'est un abominable mufle ! Il n'exprime rien à part de l'agacement, ses propos sont systématiquement concis et secs, il passe son temps à bosser, bref vous l'aurez compris, Thorn n'est clairement pas un Prince charmant.

Dans ce cas, pourquoi m'a-t-il autant fascinée? C'est là tout le talent de l'auteur !

L'intérêt majeur de ce premier tome est de nous faire découvrir l'univers mythologique qui sert de décor à l'action, et surtout, les complots et manigances qui se tiennent au sein de cette étrange Citacielle. Plongée au coeur de la Cour royale, nous assisterons à travers les yeux d'Ophélie aux excès et aux complots qui sévissent entre les "nobles", dans un pays divisé en classes sociales. Très vite, la jeune fille se rendra compte qu'elle ne peut faire confiance qu'à très peu de personnes.

Je peux comprendre que les premières pages puissent rebuter certains lecteurs car habituellement, dans ce style de littérature, l'auteur a tendance à tisser son décor en nous "livrant sur un plateau" le pourquoi du comment de l'univers qu'il a créé et les rouages qui nous permettent de comprendre le monde fantastique qui a été inventé. Le lecteur est ainsi accompagné, on lui donne quasiment tout de suite les clés qui lui permettent de comprendre dans quel monde les personnages évoluent.

Ici ce n'est pas du tout le cas. L'auteur a fait le pari osé de ne nous révéler que des bribes d'informations. Comment en est on arrivé à ces différents mondes, à cette Arche, à cette Citacielle? Qui sont ces "Doyennes" dont il est question dans les premiers chapitres? Qui sont les mystérieux "esprits de famille"?

La "bribe" qui sert de prologue nous en révèle finalement très peu sur les origines de ce monde imaginaire, il est question d'un "livre" divin et du fait que "Dieu a brisé le monde en morceaux", et nous n'en saurons pas vraiment plus, avant d'approcher la fin du livre (et encore, on n'entre pas vraiment dans les détails).  Le lecteur est obligé d'accepter le monde créé par Christelle Dabos tel quel, sans en connaitre tous les secrets, ce qui peut s'avérer frustrant. Personnellement, j'ai été conquise par ce parti pris, car j'ai eu le sentiment d'être un personnage à part entière de cette histoire, comme si j'avais toujours vécu sur Anima avec Ophélie et que tout à coup, j'étais contrainte de quitter ma terre et de découvrir un tout autre univers en arrivant sur la Citacielle.

Et je suis sûre que les révélations viendront dans les tomes suivants, que j'attends avec impatience... comme de nombreux lecteurs conquis par ce premier opus !

J'ai également été ravie de partager cette lecture avec Clélia, ce qui n'a fait que renforcer mon bonheur !

Ce que je retiendrai de ce livre:

Vu tout le bien que j'en ai pensé...
Et le fait que je lui trouve peu (voir pas) de points négatifs...
et vu le mal que j'ai à l'oublier pour me concentrer sur une nouvelle lecture...

Je pense qu'on peut parler de coup de coeur !

1 commentaire:

  1. bonjour Fann lectrice attachante et ce dans tous les genres :-)
    lorsque tu "défends" un auteur , un livre, tu y vas franco ,et là ben tu m'as comme on dit par chez moi, remuée , apres, mon fiasco à la maison de retraite, c'est un titre que je vais proposé sans doute aurais je plus de chance ;-) je reviendrais pour le plaisir un plus je trouve qui complète tes vidéos merci et ....bisous elo melo

    RépondreSupprimer

votre avis m'intéresse !