samedi 6 septembre 2014

Les Yeux Jaunes des Crocodiles, de Katherine Pancol

Les Yeux Jaunes des Crocodiles
Auteur: Katherine Pancol


Roman contemporain
Année de parution: 2006
Editions: Albin Michell

Lu en format "le livre de poche"
Nombre de pages:661
lu en: Août 2014

Acheté d'occasion
 3,50 euros chez OXFAM




Quatrième de couverture

Ce roman se passe à Paris.
Et pourtant, on y croise des crocodiles.
Ce roman parle des hommes.
Et des femmes.
Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais.
Celle que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l'histoire d'un mensonge.
Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de re^ves.
Ce roman est plein de rires et de larmes.
Ce roman, c'est la vie.

- Ce roman a obtenu le prix Maison de la Presse en 2006. - 

Mon avis: 

J'avais très envie de découvrir Katherine Pancol depuis quelques temps, puisque ses romans connaissent en général un franc succès dès leur sortie. La couverture de livre, très colorée, donne envie de s'y plonger: on s'attend à un arc en ciel d'émotions, et pour le coup, c'est bien ce que j'ai ressenti.

Ce livre, c'est une comédie dramatique, un portrait de femmes d'aujourd'hui, dans lequel l'auteur cherche à nous montrer en même temps les deux images d'un miroir. 

Il y a d'un côté, le personnage principal, Joséphine Cortès, la quarantaine, mère de deux filles, qui se retrouve seule le jour où son mari l'abandonne pour partir vivre en Afrique avec sa maitresse et élever des crocodiles. Joséphine se caractérise par sa sensibilité, son altruisme, et sa tendance à "rêver sa vie". Passionnée par l'histoire du XIIème siècle, elle travaille pour le CNRS. Elle n'est pas sure d'elle et a fortement tendance à se dévaloriser. 

Joséphine vit en banlieue parisienne, entourée de voisins qu'elle connait et qu'elle n'hésite pas à aider, dans un environnement très "cocon" finalement.

De l'autre côté du miroir, sa soeur Iris, mère d'un fils dont elle se désintéresse totalement, mariée à un homme qu'elle n'aime pas. Iris semble être le portrait craché de sa mère, une arriviste qui s'est mariée uniquement par intérêt financier, et qui ne vit que pour le profit et les apparences. Si Iris semble avoir "tout pour être heureuse" (notamment du fait de son train de vie extrêmement aisé), elle ne l'est pas du tout. Sa conception du bonheur place la reconnaissance des autres au centre de ses préoccupations, ce qui va la pousser à mettre en place un plan avec sa soeur Joséphine, mais qui aura des conséquences dramatiques, puisque la gloire tant attendue reposera sur un mensonge.

Iris évolue dans un Paris superficiel, dans les beaux quartiers, dans les boutiques de luxe et les country clubs. Ses relations avec les autres sont peu épanouissantes, puisque basées sur les apparences, les rumeurs et  les jalousies.

Gravitent autour de Joséphine de nombreux personnages, ce qui peut décontenancer dans la première partie du livre. En effet, l'auteur est bien obligée de nous présenter chacun de ses personnages, leur histoire, leurs traits de caractère, et on peut vite se sentir un peu perdu face aux multiples portraits qui sont dressés. Mais une fois qu'on a fait leur connaissance et qu'on a compris les relations que les personnages entretiennent, on se laisse complètement porter par le roman !

Chacun des personnages recherche le bonheur, à sa façon.

Il y a des personnages que j'ai adoré détester !! Par exemple, la mère d'Iris et de Joséphine, qui accariâtre au possible...

D'autres personnages m'ont fait réfléchir. Notamment, Hortense, la fille ainée de Joséphine. Le personnage m'a beaucoup énervée, puisqu'elle se montre extrêmement cynique et matérialiste et semble détenir la vérité absolue à travers sa conception de la vie très particulière. Elle n'hésite pas à se servir de ses charmes pour se servir des hommes qui l'entourent et obtenir ce qu'elle veut: le luxe, la gloire, le bonheur matériel. Mais j'ai été touchée par la rage qu'elle éprouve à l'égard de sa mère, qu'elle considère comme responsable de sa propre turpitude. Elle éprouve des sentiments d'amour/haine à l'égard de sa mère que beaucoup de femmes peuvent comprendre (à mon sens). Au fond, même si elle s'exprime avec violence et cruauté, elle aimerait simplement que sa mère ait le courage d'affronter le monde et de sortir de sa létargie, et j'ai retrouvé un peu en elle l'adolescente que j'ai pu être moi-même.

Et puis il y a des personnages très touchants, qui m'ont fait sourire, et avec lesquels j'ai espéré avec une vive émotion un dénouement heureux. Je pense notamment à Marcel et sa "choupette" dont la relation évolue dans le bon sens et qui souhaitent finalement accéder à un bonheur tout simple: celui de s'aimer publiquement et d'avoir ensemble un enfant.

La plume de Katherine Pancol est très agréable. Elle écrit très bien, de façon soutenue (en général, je n'aime pas trop quand le style d'un auteur est trop "familier"), et je ne me suis pas ennuyée un instant, même si la présentation des différents personnages au début du livre peut décourager.

Finalement, quand on termine ce roman, et qu'on relit la 4ème de couverture, on comprend que c'est une excellente façon de résumer cette histoire...

Je suis très contente que ce livre soit le premier d'une trilogie, car je retrouverai avec grand plaisir les personnages pour la suite de leurs aventures! le retournement de situation qui a lieu à la fin de ce premier tome laisse présager des conséquences très fâcheuses pour le second !

Ce que je retiendrai de ce livre:

Une comédie de caractères finement écrite, un roman émouvant sur la recherche du bonheur. Ce premier tome pose de façon très prometteuse les bases des deux livres qui le suivent.

5 commentaires:

  1. Le deuxième tome est celui que j'ai préféré !

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    1. ...alors j'ai hate de le découvrir !! bisous Ingrid !

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  2. J'hésite à me lancer dans la lecture de cette trilogie vu le nombre de pages qu'elle comporte, j'ai peur d'être lassée.
    Bonnes lectures

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  3. sincèrement j'avais peur moi aussi, mais en fait une fois qu'on s'est attaché aux personnages, les pages se tournent toutes seules...j'ai fait le choix de ne pas enchainer les 3 tomes de la trilogie. je m'aère l'esprit dans l'intervalle avec d'autres genres de livres, je lirai le tome 2 cet automne quand l'envie me prendra ! bisous

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  4. Ma mère n'a cessé de m'en vanter les répliques lorsqu'elle le lisait. Mais je fais un petit blocage vis-à-vis de l'auteure dont j'ai déjà abandonné par deux fois des livres lui reprochant de passer du coq à l'âne.
    En tout cas, je sais que la trilogie est disponible chez ma maman si le coeur m'en dit.

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