dimanche 3 août 2014

Le Diable en rit encore (la Bicyclette bleue, tome 3), de Régine Deforges


Régine Deforges, Le Diable en rit encore (1944-1945)
la Bicyclette Bleue, tome 3
Roman historique
***
Le livre de poche 1985
479 pages
lu en août 2014
acheté à Emmaüs

La fin de la seconde guerre mondiale et la libération de Paris
à travers les yeux de Léa qui est définitivement passée à l'âge adulte.
j'en parle en vidéo ici



Quatrième de couverture

1944: la guerre a fini d'hésiter et chacun a choisi son camp.
L'heure est venus des tueries, des règlements de compte
et des grands affrontements militaires.
Léa a muri.
Après avoir découvert l'horreur, elle connait le courage et la haine.
Engagée dans toutes les luttes, jusqu'au bout de ses forces,
elle trace son chemin volontaire, de Montillac en feu à Berlin en ruine, passant par un Paris en liesse où rodent encore les dangers.
Pendant les deux dernières années de cette guerre atroce, la mort est sa compagne, et c'est en elle qu'elle puise les infimes raisons d'une vie qui aura l'éclat de l'amour.

Le Diable en rit encore est le troisième et dernier volume de la grande fresque qui se déroule entre 1939 et 1945.


Mon avis: 

Je me félicite sincèrement d'avoir enchainé les trois tomes de cette saga. Si j'avais laissé trop de temps s'écouler entre eux, je pense que je n'aurais pas su aller jusqu'au bout. On est très vite perdus, face à la multitude de personnages, d'évènements, et plus généralement, une fois qu'on quitte l'ambiance "seconde guerre mondiale" de ces romans, on a un peu de mal à y revenir.


J'avoue, pour venir à bout de ce troisième tome, j'ai du me faire violence. Le récit est truffé de lettres narrant les évènements historiques (souvenirs de bataille, libération de Paris, etc), qui m'ont ralentie dans ma lecture, ont interrompu les aventures de Léa et m'ont ennuyée.

Concernant Léa, ce tome marque définitivement le passage de Léa dans l'âge adulte. Elle n'est plus la jeune fille facile du tome 1. Elle est devenue plus mûre, face à tous les évènements tragiques dont elle a été témoin, et surtout, elle s'avoue enfin amoureuse de François. Cette romance entre Léa et François m'a plue. J'ai sans cesse prié pour que la vie les réunisse, j'ai senti mon cœur battre à chacune de leurs brèves retrouvailles.

Bien sûr, Régine Deforge reste fidèle à elle même et jalonne son ré
cit de passages érotiques, certes moins descriptifs que dans le tome 1, mais très justement écrits. L'auteur nous offre notamment un magnifique plan à trois entre Léa et ses deux amis d'enfance (!!) et des scènes très chaudes entre Léa et François. A chaque retrouvaille, François lui saute dessus tel un bouc en rut, avec un empressement jamais démenti (ce François, quel homme...!) Cette passion renforce l'aspect haletant du récit, le fait que les personnages doivent se hâter de vivre alors que cette guerre les plonge dans un danger de chaque instant.

Ce dernier tome est indéniablement le plus noir de la trilogie. Les évènements tragiques de la fin de la seconde guerre mondiale nous sont livrés sans complaisance, et l'humanité se montre sous son plus mauvais jour (traque et torture des collabos après la libération de la France, tonte des femmes ayant sympathisé avec l'ennemi sans autre forme de procès, découverte des camps de concentrations à l'Est, dernières batailles sur le front russe...). Je n'ai pas compté le nombre de personnages qui trouvent la mort dans ce récit. Léa est sans cesse confrontée à la mort et à l'horreur. J'ai été attristée du destin de certains personnages comme Camille, Laurent ou encore l'oncle Adrien.

La jeune sœur de Léa, Laure, passera de la Pétainiste passionnée à l'as du marché noir. Quant à son autre sœur, Françoise, elle changera beaucoup elle aussi à travers cette trilogie, s'affirmant en tant que femme et mère, et ce malgré qu'on ne la tonde pour avoir couché avec un Allemand.
Ce que je retiendrai de ce livre:

Un dernier tome satisfaisant, oscillant habilement entre récit historique et romance. Cependant, je pense que cette lecture assez déprimante n'était pas très adaptée à mon état d'esprit du moment (fin de mes congés d'été) , c'est pourquoi j'ai du me faire violence pour le terminer. Je suis ravie d'avoir relu cette trilogie, mais je pense que je vais attendre un peu avant de me plonger à nouveau dans un roman historique. Un peu de légèreté ne me fera pas de mal !

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