lundi 28 juillet 2014

101, Avenue Henri Martin, de Régine Deforges (la Bicyclette Bleue, tome 2)

101, Avenue Henri Martin
(saga la Bicyclette Bleue, tome 2 - 1942 - 1944)

Auteur: Régine Deforges


Année de parution: 1983
Editions: le livre de poche
Genre: romance historique
Nombre de pages: 410
lu en: juillet 2014

Acheté sur une brocante 

ma note: 3 sur 5
(bon moment de lecture, mais un peu long)

Quatrième de couverture


En cet automne 1942, le domaine de Montillac a bien changé. 
La vie est dure.
 Le bonheur a fait place aux deuils, l'insouciance aux privations.
 Au plus noir de l'Occupation, Léa Delmas va découvrir la délation, la lâcheté, la collaboration. 
Ses proches vont subir les tortures, d'autres trahir. 
Elle va choisir farouchement le camp de la liberté: la Résistance.
Au mépris de tout danger, dans le Paris des faux plaisirs et des vraies horreurs, 
elle va s'opposer à l'occupant et tenter de sauver ceux qu'elle aime...
Seuls, son appétit de vivre, sa jeunesse, sa fougueuse sensualité lui permettront de tenir tête...

101 Avenue Henri Martin est le deuxième volume de la grande fresque romanesque
 qui se déroule entre 1939 et 1945. 
Elle a commencé avec la Bicyclette Bleue,
 le troisième et dernier volume est le Diable en rit encore


Mon avis: 

Ayant apprécié la lecture de la Bicyclette bleue, j'ai enchainé le tome 2 assez rapidement. Autant enchainer, tant que j'ai encore les personnages et les évènements bien en tête! 

Me voilà donc partie pour découvrir la suite des aventures de Léa Delmas, au coeur de la seconde guerre mondiale, qui se déroulent entre le domaine vignoble de Montillac dans le Bordelais, et Paris. 

Léa a muri, on apprécie.

Comme je l'espérais, ce deuxième tome apporte plus de profondeur au personnage de Léa, qui m'avait beaucoup agacée dans le tome 1. Sans doute sa jeunesse, son égoïsme, et et son côté "coeur d'artichaud" (voir fille facile) y étaient pour beaucoup. Ce tome 2 commence en 1942, Léa est âgée de 20 ans et elle est beaucoup moins insouciante que dans le précédent tome. La guerre lui a fait prendre conscience de beaucoup de choses, elle a perdu ses deux parents et a été témoin de scènes de violence dont elle peine à se remettre.

J'ai apprécié que Léa cesse de passer d'un homme à l'autre. Dans ce deuxième tome, même si elle ne s'avoue pas amoureuse de François Tavernier, elle lui reste fidèle. Si quelques scènes "érotiques" ponctuent le récit, elles sont moins présentes que dans le tome 1 et aussi moins descriptives (Léa connait désormais la bête, plus besoin de s'attarder sur le sujet).

Si elle se fait violer par son ami d'enfance Mathyas, elle passe très rapidement outre, et ne semble pas lui en tenir vraiment rigueur (c'est un des aspects du livre qui m'a déplu).

La France sous l'Occupation et la Résistance

Comme dans le tome 1, nous découvrons à travers les yeux de Léa le quotidien des français entre 1942 et 1944, face à l'Occupant allemand et aux restrictions. Léa fait partie du camp qui refuse de se soumettre aux allemands, et qui choisit de se rebeller face à l'Occupant. Régine Deforges décrit très bien l'aspect clandestin de la Résistance: la communication via des messages codés, l'emprunt de pseudonymes, Radio Londres, les actions menées pour lutter contre l'ennemi... le roman prend donc très rapidement un côté "livre d'espionnage" qui est très intéressant, même si j'ai déploré des longueurs.

Il est également question (pudiquement) de la déportation des juifs, et des camps de concentration.

Place aux personnages secondaires !

C'est avec plaisir que j'ai pu découvrir que Camille, la frêle jeune fille vulnérable du tome 1 (une vraie moule cuite, que Léa détestait), était devenue, avec la maternité, une femme forte et courageuse, qui n'hésite pas à entrer dans la Résistance sans même que Léa ne s'en aperçoive. Une amitié sincère est finalement née entre les deux femmes, unies face à l'Occupant.

Si dans le tome 1, Léa cherche à tous prix à séduire Laurent (le mari de Camille), il n'en est plus question dans ce deuxième tome. Il semble que coucher avec François lui suffise, et qu'elle ait cesser de convoiter le mari d'une autre. En même temps, j'ai cru comprendre dans le tome 1 que sexuellement parlant, l'affaire n'avait pas été très concluante avec Laurent, et que François est un bien meilleur amant (ceci explique sans doute cela...?)

Dans un tout autre registre, le lâche Raphaël Mahl, l'écrivain râté, l'homosexuel léger, qui n'hésite pas à faire de la délation et à collaborer avec la Gestapo connait tout de même son quart d'heure de gloire. Les dernières pages du roman lui sont consacrées (ce qui m'a valu quelques cauchemars la nuit qui a suivi ma lecture), il se conduit finalement en héros après s'être montré détestable pendant toute l'histoire.


Ce que je retiendrai de ce livre:

J'attendais un peu plus d'action que dans le tome 1, et qu'il soit moins question de Léa et des turpitudes de son vagin. J'ai été exaucée, même si ce fut malheureusement au prix de quelques lenteurs. J'ai tout de même apprécié ma lecture, et ai ressenti le climat de peur que Régine Deforges a su inspirer dans chacune de ses pages. Je vais à présent lire le dernier tome afin d'avoir enfin (du moins, je l'espère!) la satisfaction de voir Léa s'avouer amoureuse de François Tavernier, ce super mec! Sans doute en apprendrons nous un peu plus sur le rôle que joue ce dernier dans les relations Franco-Allemandes? car ce sujet reste assez mystérieux jusqu'à présent.

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