vendredi 7 mars 2014

mon avis sur "La Femme en Vert", de Arnaldur Indridason

La Femme en Vert


Auteur: Arnaldur Indridason 


Année de parution: 2001

Editions: Métailié

Genre: polar 

Nombre de pages: 297

lu en: janvier 2014

Acheté d'occasion 11,10 euros
chez Gibert Jeune

ma note: 5 sur 5
(très bonne lecture, 
qui laisse des souvenirs)

Sur livraddict:  c'est ici

Quatrième de couverture: 


Dans une banlieue de Reykjavik, au cours d'une fête d'anniversaire, 
un bébé machouille un objet qui se révèle être un os humain.
Le Commissaire Erlendur et son équipe arrivent 
et découvrent sur un chantier un squelette enterré là, soixante ans auparavant.

Cette même nuit, Eva, la fille d'Erlendur, appelle son père au secours
 sans avoir le temps de lui dire où elle est.
Il la retrouve à grand-peine dans le coma et enceinte.
Erlendur va tous les jours à l'hôpital rendre visite à sa fille inconsciente et, 
sur les conseils du médecin, lui parle, 
il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions.

L'enquête nous est livrée en pontillé dans un magnifique récit, violent et émouvant, 
qui met en scène, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, une femme et ses deux enfants.
 Un femme victime de son mari cruel, qui la bat, menace ses enfants et la pousse à bout.

Voici à nouveau le commissaire Erlendur et ses adjoints Elinborg et Sigurdur Oli dans un récit au rythme et à l'écriture intenses et poignants , 
aux images fortes et aux personnages attachants et bien construits.

La mémoire est comme toujours chez Indridason le pivot de ce roman haletant, 
qui hante longtemps ses lecteurs.
Un Indridason grand cru !

prix Clé de Verre 2003 du roman noir scandinave
prix CWA Gold Dragger 2005 (Grande Bretagne)

Mon avis: 

J'ai beaucoup aimé ce roman et je peux l'affirmer d'autant plus que cela fait maintenant quelques semaines que je l'ai refermé, et que je redécouvre, à l'occasion de l'écriture de cette chronique, le plaisir d'y repenser, les souvenirs qu'il m'a laissés étant quasi intacts. C'est sans doute à cela qu'on reconnait un bon livre: au fait qu'il nous a marqué, et qu'on peut en parler avec délectation longtemps après l'avoir lu.

J'avais déjà découvert Arnaldur Indridason avec la Cité des Jarres, et je dois dire que j'ai encore plus aimé La Femme en Vert. Sans doute pour son côté plus humain. J'y ai trouvé les personnages plus attachants malgré le côté très sombre de l'histoire.

A vrai dire, le quatrième de couverture reflète assez fidèlement ce que j'ai pensé du livre et ce que je pourrais vous en raconter sans trop en révéler sur l'enquête. Nous voilà de nouveau replongés dans les froides plaines d'Islande, avec une ambiance glaçante. L'Islande joue une fois encore son rôle de personnage à part entière.

Une plongée dans le passé nous entraîne dans les années 1950, dans une petite bicoque islandaise. Une femme tente de survivre aux violences de son mari, sous les yeux de ses deux fils et de sa fille handicapée issue d'une précédente union. Certaines scènes de mauvais traitement sont quasi insoutenables. C'est dur, mais en même temps, c'est sans artifice. C'est sans doute ce que j'apprécie beaucoup chez Indridason.

De nos jours, on retrouve des os humains dans un quartier résidentiel. Au fur et à mesure que le squelette est exhumé, les faits passés remontent à la surface et l'enquête du Commissaire Erlendur nous permettra de comprendre le drame familial qui s'est joué à l'époque dans cette maison, à la lumière des souvenirs de la "Femme en vert".

On découvre aussi une autre page de l'histoire islandaise: celle du stationnement de troupes militaires britanniques et américaines pendant la seconde guerre mondiale, l'Islande apparaissant de part sa situation géographique comme une aire de ravitaillement entre Etat Unis et Europe.

Le récit alterne entre passé et présent, ce qui contribue à maintenir le lecteur en haleine, et donne un rythme intéressant à l'histoire.

Parallèlement, le Commissaire Erlendur, à travers les monologues qu'il tient à sa fille plongée dans le coma, va se révéler à nous, nous permettant d'appréhender sa personnalité taciturne et solitaire, notamment à travers son pire souvenir d'enfance: la disparition de son frère.

Ce que je retiendrai de ce livre: 

Un très bon polar scandinave, marquant, avec des scènes difficiles mais d'une grande humanité, qui à mon sens balayent le côté "glauque" de cette histoire. Pour moi, un des meilleurs Indridason que j'ai lus à ce jour.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

votre avis m'intéresse !