samedi 5 octobre 2013

Mon avis sur "La vérité sur l'affaire Harry Québert", de Joël Dicker

La vérité sur l'affaire Harry Québert


Auteur:  Joël Dicker


Année de parution:2012


Editions de Fallois - l'Âge d'Homme


Genre: roman / polar

Nombre de pages: 663
lu en: septembre et octobre 2013

Prêté par mon amie Virginie

ma note: 5 sur5
(super fann!)

Sur livraddict:  c'est ici

Quatrième de couverture

A New York, au printemps 2008, alors que l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.

Le délai est près d'expirer quand soudain, tout bascule pour lui: son ami et ancien professeur d'université, Harry Québert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les évènements: l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions: Qui a tué Nola Kellergan? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975? Et comment écrit-on un roman à succès? 
Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Québert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Mon avis: 

Enorme coup de coeur pour ce livre. ça fait deux jours que je l'ai terminé, et je rumine ma chronique, voulant absolument rendre justice à ce roman, même si je suis consciente que j'aurai beaucoup de mal à me montrer exhaustive. A vrai dire, tout est dans le 4ème de couverture. Il ne faut pas en dire plus, au risque de raconter toute l'histoire et de tout gâcher. Car ce qui est merveilleux dans ce livre, c'est qu'on se retrouve plongé dans le passé, en 1975, en Amérique profonde, à Aurora, et qu'on fait la connaissance avec une multitude de personnages auxquels on s'attache, et qui cachent tous un secret. Tout le génie de l'auteur, c'est d'avoir écrit un scénario dans lequel les événements s'imbriquent parfaitement, avec de multiples rebondissements, des révélations incroyables sur la fin. On se projette facilement à Aurora, ses lieux communs, on s'imagine sans peine sur la terrasse de la maison d'Harry Québert, face à l'océan,...mais ce décor idyllique sera le théâtre d'un drame qui restera inexpliqué jusqu'à ce que Marcus Goldman, trente ans plus tard, ne mène une contre-enquête afin d'innocenter son maître à penser, Harry Québert.

Au-delà d'une très bonne enquête policière, l'auteur aborde des thèmes très diversifiés, ce qui fait de ce roman, à mon sens, un coup de coeur. On pourrait en parler pendant des heures tant il y a de pistes de lecture. J'adore sortir d'une lecture avec cette impression d'une multitude de thèmes abordés, disséminés tout au long du roman. Joël Dicker livre sa "recette" pour écrire un best seller: chaque chapitre commence par un conseil prodigué par le grand Harry Québert à son disciple, Marcus, pour réussir à écrire un bon roman. En nous livrant une véritable réflexion sur l'écriture, et sur le métier d'écrivain, l'auteur s'amuse également à parodier le monde de l'Edition, en dressant un portrait acerbe de la société de médias dans laquelle nous vivons, et en se moquant volontiers de l'auteur à succès, qui connait la gloire mais déchante rapidement, hanté par l'angoisse de la page blanche et sous la pression de son éditeur qui veut lui faire cracher son nouvel opus à n'importe quel prix, quitte à embaucher des "nègres" qui écrivent à sa place !


Ce roman évoque des tabous, traite de la relation professeur-élève mais aussi de la relation mère-enfant (très burlesque en ce qui concerne Marcus et sa mère!), et nous fait également nous interroger sur les remords, la rédemption. C'est, enfin et surtout, un roman sur l'imposture. 


De nombreuses pistes de réflexion, donc, et une intrigue très bien menée. Plusieurs jours après avoir lu ce livre, je m'interroge encore. J'ai du mal à quitter Aurora pour entrer dans le décor d'un autre roman. C'est sans doute à cela que l'on reconnait un grand livre.


Si je devais évoquer un point négatif, je dirais que le roman comporte des longueurs et des répétitions. Elles ne sont pas forcément désagréables, elles sont, je pense, nécessaires à la compréhension de l'intrigue car chaque élément de l'histoire est repris du point de vue de chacun des personnages. Mais elles peuvent créer un certain ennui. par ailleurs, le personnage de Nola, la jeune victime de 15 ans, reste difficile à cerner, même une fois qu'on a refermé le livre. Elle ne m'a pas vraiment attiré de la sympathie, pourtant toute l'histoire tourne autour d'elle.


Le rythme peine à se maintenir tout au long de la lecture, et tout se précipite sur les cent dernières pages, durant lesquelles on découvre finalement une vérité à laquelle on ne s'attendait pas, la vérité sur chacun des personnages de l'histoire, et on est, à proprement parler, sur le cul. 


Ce que je retiendrai de ce livre:


Joël Dicker est indéniablement un auteur à suivre. Ce roman m'a complètement transportée et je suis triste de l'avoir terminé. Un grand livre, en ce qui me concerne. 


2 commentaires:

  1. Je l'ai dans ma PAL depuis plusieurs mois ... Vu le pavé je n'ose pas me lancer mais ta chronique me donne bien envie :)
    Merci !

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    1. c'est vrai qu'il est épais. mais on ne s'ennuie pas un instant ! je pense que tu ne regretteras pas ta lecture.
      bisous !

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